Vétérinaire manquant – Opportunités manquées

Le sujet est sur toutes les lèvres de la profession en Amérique du Nord présentement : on manque de médecins vétérinaires et de technicien(ne)s en santé animale… Le problème est devenu critique ! Les conséquences pourraient être plus graves qu’on le pense. Quels sont les réels impacts pour un établissement qui ne peut combler l’un de ses postes clés ? Ces impacts se calculent en coûts d’opportunité, coûts de remplacement et coûts psychologiques.

Les coûts d’opportunité sont plus simples à calculer. Un médecin vétérinaire employé à temps plein rapporte un revenu d’affaires d’environ 320 000$ à 400 000$ annuellement, selon les régions du Canada.  D’après le Benchmarks 2016 : A Study of Well-Managed Practices publié en août 2016, c’est plutôt 582 000 $ à 614 700 $ qu’un vétérinaire peut rapporter aux pratiques les mieux gérées.  S’il vous manque quelqu’un, ce sont des revenus que vous perdez. Votre masse salariale est réduite, mais n’oubliez pas que vos coûts fixes d’opérations (tout ce qui est lié à l’édifice, l’infrastructure, remboursement de la dette et les équipements) demeurent les mêmes.  Chaque mois, c’est entre 26 600$ et 33 300$ de revenus qui vous échappent.

Le ratio augmenté tech-vet (4:1) serait l’un des facteurs clés du succès des pratiques performantes. Une équipe restreinte oblige ses ressources à voir moins de patients ou à tourner les coins ronds. Une alternative au manque de personnel de support est d’allonger la durée des consultations. Mais est-ce la meilleure utilisation du temps du vétérinaire s’il doit accomplir les tests diagnostiques ainsi que préparer ses prescriptions à défaut de déléguer ?

Les clients en zone urbaine qui n’arrivent pas à avoir un rendez-vous dans un bref délai ont désormais l’embarras du choix en termes de services vétérinaires. Les coûts d’opportunité se répercutent aussi à plus long terme alors que ces clients dans le besoin ont ouvert leurs dossiers dans un autre établissement et recevront des appels les années subséquentes pour les vaccins et antiparasitaires. Un chiot vermifugé, stérilisé, vacciné et micropucé peut générer un revenu de 800-1200$ à un établissement vétérinaire. Ne pas être en mesure d’offrir de nombreuses plages horaires pour ce type de clientèle à haut potentiel de revenu est risqué.

Les coûts de remplacement sont plus difficiles à calculer.  On parle ici de tous les coûts engendrés ainsi que le temps requis pour recruter un nouvel employé et le former. Donc tout le processus, qui comprend les frais d’affichage de poste, le temps dévoué aux entrevues et à l’intégration. Des spécialistes en ressources humaines ont évalué à l’équivalent de 6 à 9 mois du salaire qui en coûte à une entreprise pour remplacer un employé.  Et pendant que vous faites ces démarches, vous ne voyez pas de clients !

Vous pensez trouver rapidement ?  Selon l’article du magazine DVM360 “The Year Ahead : Things Are Looking Bright for the Veterinary Profession,” seulement 0,5% des vétérinaires étaient sans emploi en 2017. Pour ceux qui décident de confier ce mandat à un chasseur de tête, sachez que ces professionnels exigent habituellement entre 15-25% du salaire annuel.

Les coûts psychologiques sont presque incalculables et laisseront une empreinte à plus long terme. Une équipe découragée, désengagée et la conséquence ultime ; un vétérinaire propriétaire en détresse psychologique qui pourra le mener à l’épuisement professionnel. C’est la famille et la santé qui sont aussi en jeu. C’est une profession où beaucoup ont tendance à se donner corps et âme et à ne pas écouter les signes du stress.

Peut-être trouverez-vous cet article déprimant ou stressant. Le milieu de la santé animale est loin d’être le seul secteur affecté. Certains domaines souffrent également, comme celui de la restauration. Certains experts s’interrogent, à savoir si ce n’est pas seulement une crise causée par le manque de main d’œuvre où plutôt une remise en cause de la relation employeur-employé.

Certains outils informatiques révolutionnent déjà la relation employeur-employé. Par exemple, la plateforme Upwork qui unit des pigistes aux entreprises ayant des besoins spécifiques en ressources humaines. La plateforme a franchi le cap des 10 milliards de dollars en contrats transigés pendant la dernière année seulement.  La popularité des applications comme AirBnB et Uber le montre également : la tendance est à la flexibilité. La médecine vétérinaire n’y échappe pas avec de plus en plus de professionnels de la santé animale qui développent une agilité et un intérêt pour des mandats à court terme, qui leur permet de se développer plus rapidement.

Oxilia se veut une solution à ce changement des moeurs en créant une communauté flexible et durable pour répondre aux besoins des vétérinaires propriétaires. Avec l’augmentation considérable du taux de roulement moyen dans la dernière décennie, cette solution représente une réelle économie dans l’embauche des employés.

Selon le site d’affiche de postes Workopolis, 51% des travailleurs restent moins de 2 ans en poste. Et on ne compte pas ici les congés de maternité fréquents.

Oxilia vous permet d’avoir accès à un réseau de professionnels stimulés par de nouveaux défis sans le désavantage de la gestion quotidienne des ressources humaines. Une mobilité croissante des professionnels en santé animale pour mieux répondre aux besoins changeants des entreprises, c’est notre philosophie !

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Sources:

http://veterinarybusiness.dvm360.com/benchmarks-2016-shows-strong-revenue-growth-higher-staff-levels

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4982574/

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4466835/

https://www.peoplekeep.com/blog/bid/312123/employee-retention-the-real-cost-of-losing-an-employee